vendredi 15 avril 2016

Elle est où la mer?








Visez cette trogne !
C'est celle de Plumeau dans sa chouette tenue "Elle est où la mer?". 
Ok, le chapeau est une fantaisie ajoutée par le modèle...

Plus sérieusement, "Elle est où la mer?" est une ligne de vêtements, fabriqués et vendus en Bretagne ainsi que sur leur boutique en ligne.



On y trouve des vêtements de qualité à prix modiques sur un style marin sans entrer dans la caricature.

Le choix a été difficile pour moi entre la collection enfants et adultes. 
J'ai opté pour ce chouette gilet marin tout doux à l'intérieur et ce bermuda noir, pour un look qui se veut soft (sauf lorsqu'il est adopté par plumeau !)
Le bermuda est ajustable à la ceinture, ce qui est indispensable pour mes 2 modèles poids plume.



L'expédition est rapide, la qualité est vraiment sûre, allez-y les yeux fermés, c'est 100 % breizh !

lundi 22 février 2016

Lettre à mes enfants, à lire quand vous serez adultes.

Vous savez, il y a des promesses que je me fais souvent vous concernant. en ce moment, j'y pense plus que d'habitude.

Des comportements que je voudrais éviter d'avoir quand vous serez adultes, des choses que je vois de près ou de loin et que je ne veux pas reproduire.

Et je me suis dit que le meilleur moyen de tenir ces promesses est de vous les confesser ici. Afin que vous puissiez me mettre face à mes erreurs plus tard. Quand vous retrouverez cela dans votre boite à souvenirs ou dans les méandres du web.

Je suis très imparfaite et pourtant j'ai l'impression de faire de mon mieux pour vous deux. J'apprends à être meilleure, à accepter mes faiblesses, les vôtres. J'accepte les moments plus difficiles et je fais des choses qui sont contraignantes dans le but de vous construire un peu plus. 
Je prend des décisions pour vous, j'influe dans votre manière de vivre ou de vous comporter. J'essaie de profiter d'un maximum de bons moments avec vous, je ne veux avoir aucun regret. Je veux aussi avoir une vie d'adulte à part entière, m'ouvrir aux autres, avoir des passions, un travail, tout cela pour pouvoir exister en dehors de mon rôle de mère. 
Pour pouvoir vous laisser plus sereinement vivre votre vie d'adulte plus tard. 

Pour que vous ne ressentiez pas de "dette" envers moi. Pour que vous puissiez faire des choix pour vous, sans vous demander ce que moi je souhaite pour mes enfants.
Je sais que quoiqu'il se passe dans nos vies respectives, je vous aimerais sans aucune conditions et qu'il y aura toujours ce fil invisible de la maternité entre moi et vous. 
Je ne sais pas ce qu'il adviendra de mes habitudes, de mon couple, de mes amitiés dans les prochaines années. Personne ne peux avoir de certitudes concernant cela. Peut-être que j'aurai changé de vie, de travail, de relations. Je sais juste que là où je serai je vous aimerais encore.
Je souhaite être tolérante avec vos choix de vie, de couple. Etre fière quelques soient le chemin que vous aurez pris.
Je ne veux absolument pas intervenir dans vos manières d'agir. Vous ferez avec ce qu'on aura induit dans votre éducation, avec vos expériences de vie d'adultes. Avec votre personnalité, vos envies.

Vous pourrez avoir des conjoints pour lesquels je ne ressens pas de complicité, je m'efforcerais de faire au mieux  pour éviter d'avoir de l'animosité envers eux.  Vos aurez toujours de bonnes raisons de partager un morceau de vie avec eux. Je n'alimenterais pas les éventuelles tensions qu'il y aura entre vous. Je m'efforcerais de m'intéresser à ce qu'ils sont et ils n'auront pas besoin de jouer un rôle devant moi. Ni de faire semblant de s'intéresser à mes nouveaux rideaux ou aux ragots du coin. J'espère avoir des choses plus intéressantes à échanger avec eux.

Vous ferez bien ce que vous voulez avec l'éducation de vos enfants. Vous pourrez biberonner, allaiter, pratiquer le maternage proximal ou non, pratiquer la punition ou pas. Si un jour vous m'entendez vous dire : "Han! il est encore au sein, à mon époque, l'allaitement c'était toutes les 3 heures, pas à la demande hein!", vous pouvez me mettre un fight. Si je vous m'entendez dire "Arrêtes de le couver" en parlant de votre bébé de quelques mois, vous pouvez me balancer cet article à la tronche et me répugner.
De même, je ne les comparerais pas aux autres, ni en bien ni en mal, ils seront eux.
Vous ferez ce qui vous correspond et ce qui correspond à vos enfants. Je n'aurai pas de conseils à vous donner, vous serez les mieux placés pour savoir que j'ai fait des erreurs. Je suis mère et je n'ai pas de certitudes en ce qui concerne l'éducation, je tâtonne, je cherche, je m'adapte. Je fais ce qui correspond le mieux à votre personnalité, notre famille et votre avenir. Je n'aurai pas de certitudes sur la façon d'élever vos enfants.  De même que je pratique un métier dans le domaine de l'éducation et que je n'arrive pas à avoir de certitudes. Juste des valeurs et le plaisir d'essayer de bien faire.

Vous pourrez habiter dans une ferme, un manoir, une yourte, un tipi, je n'aurai pas un avis tranché à vous donner là-dessus. Vous pourrez manger bio ou junk food, je n'aurai pas à intervenir dessus. Vous vivrez à 5000 kilomètres d'ici ou dans le village voisin, ce sera votre choix. Vous ne devrez pas porter nos désirs, nos choix, nos failles ni ceux des générations précédentes.

Je souhaite simplement que vous soyez ouverts et tolérants avec les autres, que vous n'ayez pas d'idées préconçues, que vous trouviez de la richesse dans la différence des autres. J'espère très fort que vous ne ferez pas partie des bas du bonnet, ceux qui n'aiment pas la différence, les racistes, les xénophobes, les homophobes. Ceux qui disent "je ne suis pas raciste, je n'aime pas les arabes, c'est tout", ou encore "bah c'est un black, il n'est pas très courageux". Parce que ceux là, s'ils sont intolérants avec le monde, ils le sont d'abord avec leurs proches. Et que je n'ai jamais réussi à savoir s'ils pouvaient être heureux dans leurs conneries ou non...
On pourra se fâcher, peut-être crier, ne pas réussir à se comprendre mais il y aura  toujours ces mêmes sentiments que je ressens pour vous. Vous ne serez pas obliger de vous efforcer d'être un autre pour que je vous aime. Parce qu'il n'y a rien de plus désagréable que cela.
Tout comme moi, je serai toujours un peu la même, avec mon désordre, mes rêves, mon goût prononcé pour l'apéro et pour les soirées filles, mes passions, mes kilos et mes doutes. Je n'aurai pas non plus besoin de jouer un rôle, je serai cette mère imparfaite qui l'assumera de mieux en mieux.

Si un jour je m'écarte de tout cela, vous pourrez me balancer ce que je viens d'écrire à la tronche. Parce qu'avec toute ma maladresse et toutes mes imperfections, s'il y'a bien une chose que j'ai envie de réussir, c'est le fait que vous ayez une vie d'adulte libre et sans complexes. Sans vouloir vous conformer à ce que j'aurais éventuellement souhaité pour vous.  
Que vous soyez libres de me contredire, de ne pas être d'accord et de me le faire savoir.





vendredi 29 janvier 2016

Ce soir c'est Mum's night in les meufs !

Ouais ouais, mum's night in, un concept qui se développe fortement dans un territoire d'à peu près 5 kilomètres carrés autour de chez moi. 

Mais la mum's night in, pour les non initiés, bah c'est quoi?



Ecoute, il y a quelques mois, j'ai eu un coup de foudre amical à la sortie de l'école (oui, j'ai un peu 13 ans) (et dire que quand j'étais enceinte de Plume je me disais que je ne saurai jamais trop quoi raconter aux autres mères devant la porte de la maternelle).
Donc je te disais que j'ai rencontré celle qu'on appellera Bridget (c'est pour conserver ton anonymat, ne le prend pas mal ma Bri !), avec un verre à la main (mais pas vraiment devant l'école en fait) et que depuis on a du mal à se quitter (nous et nos verres).

Bridget, c'est une fille bien de chez nous, une meuf du village mais qui vit à Londres depuis 20 ans. Elle a décidé de se faire un choc culturel en rentrant habiter ici pendant 1 an pour que ses enfants apprennent le français (et surtout pour manger de la galette-saucisse au pied du camion plus souvent).

Bri, c'est la meuf qu'il nous fallait, je pense qu'elle fait le boulot du comité des fêtes, de l'amicale laïque, de l'asso de l'école, et le soutien aux bars du village à elle toute seule (seuls ceux qui sont de la campagne fortement ruralo-rurale comprendront). 

Bridget, elle a voulu exporter un concept qu'elle exploite avec ses copines londoniennes : La mum's night in.
Je vous explique, la base du projet d'import de Bri :
Un vendredi matin au bar du village (oui, je ne travaille pas le vendredi, et donc chaque vendredi matin on pose les enfants à l'école et on boit des cafés au bar du village, c'est notre dévouement à la vie de la commune et notre soutien aux petits commerçants) (en fait, non, c'est juste parce qu'on adore trainer au troquet en refaisant le monde).  
Donc, je reprend : Un vendredi matin au bar du village, Bri me dit : "Hey, j'ai envie d'organiser des soirées entre mamans funkys sans bonhommes et sans enfants, je fais ça à Londres avec mes cop's, ça s'appelle les "Mum's night in" (et c'est ma raison d'être, oui, ma raison d'être.)

Moi, de lui répondre : "Mais ouiii, c'est ça qu'il nous faut, c'est ce qui devrait être conseillé par l'OMS pour toutes les mothers".
Elle : "Oui, mais tu sais ici, les gens sont un peu conventionnels, ils vont penser que je veut toutes vous débaucher".
Moi : "Mais débauches nous, Bri." Enfin, non, en vrai je lui ai dit (de façon sobre) que ce que pensaient Tata Paulette, Jean-Pierre ou l'esthéticienne, ça m'en touche une sans déplacer l'autre.

Et c'est parti, voilà Bri qui lance le concept en expliquant vaguement : Il y aura des mamans dans la nuit (oui, tout le monde n'est pas bilingue, hein !), on commence à 21 heures quand les enfants sont couchés, on laisse les maris devant la TV. Et après le reste est libre, on peut évoquer la règle de : Ce qui se dit à la "mums night in" reste à la "mums night in". On peut dévoiler le slogan "Ici on parle de tout sauf de notre première sodomie" ou bien expliquer que c'est une soirée où on va en pyjama pour regarder Dirty dancing en buvant du jus de fruits et en mangeant des muffins.

La Mums night in, c'est officiellement 1 fois par mois (pendant notre période d'ovulation), sauf que parfois il y a des rechutes, des soirées qui y ressemblent mais qui ne le sont pas.
C'est ainsi que quand j'ai dit lundi à Père Formant que vendredi soir, nous étions de Mums Night in, il m'a répondu : "Ah bon, mais ce n'était pas le week-end dernier et celui d'avant aussi?"; je lui ai répondu : "Ah, non le week-end dernier c'était un dérivé de mum's night in, là c'est une vraie".
Il a donc déclaré : "Ah bon, parce qu'il y a des versions originales et des remixées".

Voilà, il a tout compris. 

Le principe d'une "mum's night in" est également d'affirmer le matin même que, je cite : "Ce soir, chuis pas tard, je ne bois pas, chuis trop crevée". Et de se dire à 4 heures du mat : "Merde, il est déjà c't'heure là, bon, aller, un verre, une clope et j'y vais, hein" (et partir 2 heures 30 plus tard, évidemment)". 

La "mums night in", c'est bon, mangez en, ça va être prochainement indemnisé par la Sécu.

A ce sujet, à la mum's night in, Bri, annonce des thèmes de bouffe un peu classe (enfin quand c'est prononcé à l'anglaise, c'est toujours plus classe). Par exemple, ce soir c'est "Cheese and crackers", elle a les crackers, on a acheté le cheese ce matin. On sait déjà, qu'on va avoir une haleine de bouquetin grâce au combo "pinard-clopes-cheese". 

Pourvu qu'on ait pas la gueule de bois demain et on aura remporté la partie.

Oui, parce dire aux maris qu'on a vomi parce qu'on a trop bu de jus de fruits devant "Dirty Dancing", ça ne passe pas toujours bien. Moi par exemple, dimanche matin, j'ai dit à père formant que j'avais la gueule de bois parce que j'ai bu "Un seul mousseux, mais tu sais le mousseux, ça me rend toujours malade". Il a fait semblant de me croire. 
D'ailleurs, cette semaine, on m'a au moins dit 5 fois : "tu as de la chance qu'il ne dise trop rien, père formant..."). Non, parce que bon, je travaille tous les soirs de la semaine, j'ai plusieurs activités et 1000 vies, alors s'il doit me supporter quand je cuve, je comprend que ce soit un peu "dur" pour lui, hein !

 Spéciale casse-dédi à ma Bridget, et à d'autres personnages dont je devrais parler beaucoup plus souvent ici :
MNo, notre doyenne, la personne capable de déclarer sérieusement à une serveuse à la crêperie : "Non, merci je ne prendrai pas de café, ça ne va pas me faire de bien". Et puis 30 secondes plus tard : "Bon, bah, je vais prendre un Irish Coffe". Merci, ça m'a fait la soirée!
A Fanny avec qui à un concert on est capable de déclarer à 20 heures quand on est sobres : "C'est dommage que les musiciens ne soient pas beaux, parce que bon, la guitare c'est quand même un bon attrape gonzesses". Et de changer d'avis au fur et à mesure de notre taux d'alcoolémie, jusqu'à déclarer à la fin : 
-"Hey, regardes, finalement, celui de gauche avec les cheveux grisonnants, il est pas mal, hein, il a du charme, non?"
-"Ouais, carrément, c'est important, le charme, on en parle pas assez, je crois".
-"Et le chauve qui chante, tu trouves pas qu'il a les yeux qui sentent la bagatelle?"
-"Ah ouais, tu trouves aussi?, c'est vrai qu'il a un truc hein...."
-"Et le chevelu, c'est un peu Ben Harper en blanc"
-"Mais oui, c'est complètement ça".

(Une pensée à S. et I. témoins de nos sublissimes dialogues).

Vous avez compris, nous ne sommes pas guéries (et j'espère que la guérison n'est pas trop proche).

Quand à notre British Bri, elle nous fera l'affront de repartir l'été prochain, bordel, ce qu'on va chialer... J'ai dit ce midi à une autre maman de l'école : "Elle va me manquer, j'irai seule au bar le vendredi matin et la serveuse me consolera".
Elle m'a répondu : "Oui, c'est vrai elle va manquer, par contre c'est peut-être ton mari qui va être content!".


Plumeau, lui approuve à fond : Ce matin, sa maitresse était absente, il est venu avec nous pour notre before (oui, le café de 8h30 du mat' au bar du coin), il a trop kiffé et puis, il est amoureux de Bri, qui pourrait résister à Bri?



Bon, hein, je ne fais pas de relecture, j'ai une préparation intensive à faire, désolée pour ce flot d'écriture sans queue ni tête, sans braguette.

 

samedi 9 janvier 2016

4 ans plus tard.... Photo souvenir #4

Ce soir en prenant une photo de Plume et du chat dans le canapé, je me suis souvenue que j'avais fait une même photo au même endroit 4 ans plus tôt.

J'ai eu envie de retrouver cette ancienne photo pour revoir sa bouille de l'époque. 

4 ans finalement ce n'est rien, mais c'est beaucoup pour voir les changements sur un visage d'enfant.


Elle avait 2 ans et heureusement que les clichés sont là pour retrouver ses traits exacts... A l'époque son frère n'était pas encore là, j'étais enceinte de quelques semaines.







vendredi 1 janvier 2016

Des cartes de voeux dignes de ce nom ! (concours Popcarte)

Aujourd'hui, j'ai rédigé mes cartes de voeux. Cette année je n'ai pas rechigné à cette tâche, j'étais fière de mes cartes personnalisées Popcarte.
Des cartes qui me plaisent vraiment, personnalisées avec les photos de mon choix sur un modèle que j'aime beaucoup.
Popcarte c'est un très chouette site avec un choix énorme de produits (sobres et originaux) et une personnalisation facile. Je pense que c'est le site que je vais choisir pour nos futurs événements familiaux.



Et comme c'est toujours un peu noël, je vous propose un concours express pour tenter de gagner vos cartes personnalisées (un lot de 16).

Pour cela il suffit de me dire en commentaire ce que vous souhaitez le plus en 2016.

Une chance supplémentaire si vous likez leur page facebook (me le dire dans votre commentaire avec votre nom/pseudo facebook). Merci !

Le concours se termine Lundi 4 Janvier à 23h59 alors vite, vite, vite !

Le gagnant sera annoncé mardi midi.

Bonne chance à tous !




EDIT DU 5/06 : La gagnante est Laura Blicq, félicitations à toi, j'attends tes coordonnées par mail !

Bits+Pieces Plum's de noël

Quelques nouvelles en images, après cette douce et dense période de fêtes !
Ici, tout va bien, nous hibernons quelques jours pour attaquer 2016...









Et pour la fin, je vous montre le déguisement, (oui, encore un!), offert par le site déguise toi pour Plumeau. Ce site est génial, il y a un choix énorme de costume (pour moi, c'est une vraie caverne d'Ali Baba !), l'envoi est hyper rapide et soigné. Je recommande !

Notre déguisement attend sagement la prochaine occasion pour être offert à l'intéressé. C'est celui de Captain America, il est très très chouette, les finitions sont belles !





vendredi 6 novembre 2015

Une page qui se tourne

Je ne pensais jamais pouvoir dire ça un jour.

Il y a eu mes tripes qui me l'ont réclamé très fort pendant presque 3 ans.

A la base je ne savais pas vraiment si je voulais des enfants.

J'ai franchi le cap et à la seconde où je suis devenue mère, je me suis demandée comment j'avais fait avant, pendant 27 ans.

Nous avons naturellement voulu un 2ème enfant quand Plume a eu 2 ans.

Et rapidement Plumeau s'est annoncé.

A l'époque j’espérais fort qu'il ne soit pas notre dernier bébé.

Sa naissance a été très violente, je ne raconterais jamais cet accouchement ici. Ce que je peux juste dire c'est que le personnel médical m'a dit qu'il y aurait des séquelles sur ma santé et éventuellement sur ma fertilité.
J'étais très en colère, j'ai trouvé ça tellement injuste. 
J'ai voulu très fort me dire que j'aurai un autre bébé, un jour...
J'ai pleuré en cachette quand on m'a dit : "Tu en as déjà deux, ça suffit... Et tu as le choix du roi et blablabla....".
Je me suis dit qu'on ne pouvais jamais faire le deuil de la maternité, je pensais que j'allais désirer un autre enfant pendant toute ma vie.

Quand Plumeau était nourrisson, je voyais la psychologue de la maternité pour qu'elle m'aide à accepter le désastre de cet accouchement. 
Elle me disait, que s'il y avait un deuil à faire, je n'allais pas en être capable maintenant, Plumeau était trop petit.
Elle disait que j'allais mettre plusieurs années avant d'accepter que ce soit le dernier.
J'avoue que je ne la croyais pas vraiment.

J'ai passé mon temps à me dire que j'allais avoir un autre enfant. Je n'ai pas voulu faire les choses comme si c'était les dernières. Je trouvais cela tellement atroce de me dire "C'est la dernière tétée de toute ma vie, la dernière fois que je regarde les premiers pas de mon bébé...".

J'ai gardé précieusement tous les vêtements et toute la puériculture des plum's.
J'ai rêvé à des prénoms, des frimousses de bébés. J'ai rêvé des instants de fusion, de portage, d'allaitement.

Et puis Plumeau a grandi. Plume aussi.

J'ai savouré chaque instant de leur petite enfance.
Aujourd'hui, ils ont chacun un peu plus d'autonomie.
Comme dirait Maman fait la Dinde, ils sont presque "débourrés"!

Je me retourne et je vois leurs premières années.  Je me dis que c'était bien mais que ce n'est plus pour moi.

Cet été j'ai eu des soucis de santé, liés encore à mon accouchement et à la septicémie qui a suivi.
Les examens, ont été pénibles, douloureux, stressants. Mon médecin a eu peur de devoir m'annoncer une mauvaise nouvelle, j'ai eu peur d'en entendre une.
A ce moment, je n'ai voulu qu'une chose :  Avoir du temps à passer avec les plum's. 
Mon état de santé était devenu prioritaire et ma fertilité n'a plus été qu'un détail qu'un détail pour moi.
Peut-être qu'un jour l'envie reviendra et que le problème se posera. Mais pour l'instant le désir n'est plus là.

Je savoure tellement  de voir grandir les plum's et de pouvoir faire d'autres projets.
L'autre soir nous étions au restau en famille, Plume jouait au loin avec son cousin et sa cousine, Plumeau était resté avec ses grands-parents. Il y avait des bébés et de très jeunes enfants, j'ai vu des parents qui comme nous, il n'y a pas si longtemps étaient complètement occupés par leur progéniture. Je nous ai revu et je me suis dit que je n'avais plus envie.
J'adore toujours autant  voir un nourrisson ou un bébé, mais je ne regarde plus avec le même désir.

Cela fait quelques mois que parfois on se dit : "On pourra faire telle ou telle chose quand Plumeau aura un peu grandi". 
J'ai l'impression d'avoir passé un cap, celui de ne pas avoir ce besoin vital d'un 3ème enfant. 

Juste de profiter comme ça à 4. Il ne me manque plus personne pour le moment et bordel ce que ça fait bizarre de le penser et de le dire.



Edit de 18h45 : Le désir d'enfant, je pourrais en parler pendant des heures, j'avais témoignée aux maternelles à ce sujet, j'ai beaucoup lu sur ce thème. C'est vraiment quelque chose d'universel, un sujet inépuisable. Merci les copines blogueuses pour vos commentaires. Yeude, je te MP.

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