mardi 23 août 2016

Retour !

Nous sommes rentrés de voyage depuis le 3 Août, avons repris le travail de suite. On a aussi beaucoup fait la fête, depuis.

Je reviens seulement aujourd'hui en coup de vent pour partager ces souvenirs .

On a adoré le Québec et tout particulièrement ses habitants ! Quelle ouverture d'esprit, accueil, générosité, positivisme. Une manière de penser à l'opposé de ce que nous connaissons. Une envie de s'imprégner de cet état d'esprit et de s'expatrier malgré les hivers si rudes là-bas. Je ne pensais pas dire ça un jour !
Je pourrais parler pendant des heures de ce que j'ai ressenti là-bas et de tout ce qui a été confirmé par les lectures que j'ai faites sur le Québec depuis.

Nous avons adoré ce voyage, les enfants ont adoré le voyage, nous avons fait des rencontres géniales. L'échange de maisons a encore été une super expérience. Nous sommes toujours plus convaincus d'année en année. Nous avons combiné 3 échanges et une location air bnb pendant ces 5 semaines, les personnes ont vraiment été charmantes à chaque fois. Jamais de mauvaise surprise, toujours de bonnes rencontres et un côté pratique et économique indéniable. Je comprends parfaitement le fait de ne pas vouloir pratiquer cela, en revanche je suis heureuse d'avoir "sauté le pas", il y a 3 ans. Cela nous permet de faire des voyages qui n'auraient pas pu être réalisés sans cette formule ainsi que des rencontres fortes.
Québec est une ville magnifique, nous avons tout de suite été sous le charme. La région est vraiment cool et 15 jours là-bas n'ont pas suffi à tout explorer.

Nous avons adoré nos 5 jours à New York, même s'ils sont passés beaucoup trop vite. Notre mariage était comme nous le souhaitions un moment super fort à 4 et l'expérience de la robe de mariée dans le métro et dans les rues de New York est inoubliable. Je pense que cette expérience de mariage vaut bien un article entier y compris pour répondre aux questions que j'ai reçues par mail, sur le comment faire, les délais, les droits et la reconnaissance en France.

Nous avons ensuite été nous mettre au vert dans le Vermont et ça nous a fait un bien fou. Baignades, kayak, et pancakes au sirop d'érable chaque jour, c'était juste parfait à ce moment là ! C'était cool de découvrir un lieu si paisible avec des habitants à l'esprit si baba cool. C'est vraiment une belle surprise. Nous étions dans la maison d'un couple adorable et beaucoup trop généreux ! 

Nous avons terminé notre voyage à Montréal, ça nous a fait du bien de retrouver l'accent Québécois. Nous avons été moins séduits par Montréal que par Québec mais nous avons fait des visites sympas à l'extérieur et pris notre temps pour profiter une dernière fois de ce fameux esprit québécois, de la poutine et de la bonne bière !

Depuis nous avons retrouvé le travail (avec plaisir, oui oui !) et les amis (avec tellement de plaisir), mais nous n'avons jamais été aussi tristes de quitter un lieu. On espère y retourner !

Souvenirs en vrac :






















dimanche 26 juin 2016

Chanceuse



Chanceuse, c’est le mot.
J’ai souvent l’occasion de me le dire. Même dans des moments plus difficiles où l’on encaisse du négatif.
Je suis bien entourée, par des personnes que j’ai choisies. Les autres, celles qui sont imposées,  j’essaie de faire avec .
Je suis consciente des forces et des faiblesses de mon couple. Je sais que nous ne ressemblons pas aux couples parfaits du cinéma, nous avons nos hauts, nos bas. Nous sommes conscients de la fragilité d’un couple, nous essayons  d’égayer notre vie, mais nous acceptons aussi l’idée que le quotidien est parfois routinier. Je sais qu’il est rigide et moi fantaisiste.
J’ai deux enfants qui vont bien, ils sont plutôt faciles et  équilibrés. Le quotidien est de plus en plus léger à leurs côtés. Ils mangent peu, sont très réservés mais ça pourrait être bien pire…
J’ai un travail que j’ai choisi, qui me correspond et surtout qui me plait. J’ai de bonnes conditions de travail, et je me sens épanouie dans mon métier. Je ne me plains jamais de mon travail, même si mes horaires ne sont pas idéales pour la vie de famille, même si on rencontre parfois des difficultés.
Je suis très entourée, j’ai des amis qui me sont chers, ils me rendent la vie encore plus légère et drôle. Avec eux, je suis vraiment moi, toute entière et décomplexée.
Je fais des activités qui me font beaucoup de bien, j’y passe du bon temps, j’apprends beaucoup et je cherche à me dépasser.
J’ai toujours des tonnes de nouveaux projets, du plus simple au plus compliqué.
J’ai l’occasion de vivre et d’assumer mes choix.
J’ai des défauts, petits et grands. Je commence à les assumer !
Je sors seule et rentre tard. J’ai une voiture pourrie mais on s’offre des voyages. J’ai  50 petites robes noires et 80 paires de collants (sans exagérer). Je commence des régimes mais je n’ai jamais la volonté de les continuer.  Je revendique mon imperfection en tant que mère, je ne fais pas tout maison, tout bio, tout bien. J’admire celles qui gèrent tout ça mieux que moi.  Mes carreaux sont crades et plutôt que les nettoyer,  je couds 8 capes de super héros pour la fête d’anniversaire de mes enfants.  J’oublie d’acheter du jambon pour le quotidien mais je pense aux ingrédients pour un rainbow cake. J’aime la fantaisie, l’inattendu, le superflu. Je ne sais pas me coucher tôt. Je souffre quand mon réveil sonne le matin. Je n’aime pas le sport. Je n’aime pas jardiner. Je n’aime pas les râleurs.
J’ai la chance d’être heureuse avec ce que j’ai.  Je prends tout ce qui est bon pour mon bonheur et celui de ma famille. Je savoure chaque plaisir du quotidien : le fait d’aller chercher mes enfants à l’école, boire un verre avec mes copines, m’acheter une 51ème robe noire, voir un bon film avec père formant, écouter une chanson que j’aime.
Bref, j’ai la chance de savoir apprécier tout ça. D’avoir un équilibre suffisant pour savoir mesurer ma chance. Pour ne pas être envieuse du bonheur des autres. Mais plutôt de me nourrir des bonnes nouvelles.



lundi 20 juin 2016

Wedding Project !

Oui, je sais, ça fait des mois que je ne suis pas venue ici, et je me pointe comme ça avec mes annonces!

1000 trucs à dire, une vie super remplie cette année, moins de temps derrière les écrans, davantage de travail, de vie sociale et surtout un gros projet dont j'ai très peu parlé.

Le 29 Juin nous décollons pour Montréal, nous ferons un voyage de 5 semaines au Québec et Etats-Unis et nous allons nous marier à New York mi-juillet. Nous faisons des échanges de maison avec plusieurs familles différentes.

C'est un projet que nous avions depuis longtemps, nous sommes pacsés depuis 8 ans mais nous avions envie d'autre chose depuis un bon moment, sans passer par une fête traditionnelle avec laquelle nous ne serions pas à l'aise. Les convenances  autour d'une mariage nous les apprécions bien quand nous sommes juste les invités, mais nous n'avons pas l'âme d'être les rois d'une grande fête. 

Nous avons choisi New York d'abord parce que c'est un des rares endroits où notre mariage pourra être reconnu en France (j'aurai bien tenté Las Vegas aussi!).



Le projet a été bien accueilli par ma belle-famille, il est très approuvé par certains membres de ma famille et très décrié par d'autres. En même temps c'est un peu le jeu, il y a des personnes qui se montreront toujours insatisfaites quoiqu'il se passe, alors quitte à s'en prendre plein la face, autant faire un truc qui nous fasse vraiment plaisir. Parce que c'est notre mariage, bordel! Je préfère qu'on me reproche de le faire loin plutôt qu'on me reproche d'avoir mal fait le plan de table, qu'on me dise que la déco était pourrave et "le repas un peu moyen pour un mariage quand même"!



Il y aura une fête après notre retour, avec de la famille proche et essentiellement des potes. Un truc sans aucun code, en toute simplicité avec juste de la bonne humeur et des rire et des rencontres, on sera avec nos tenues de mariés, il y aura des discours et pour les reste, on improvise (enfin D, j'espère avoir quelques morceaux avec tes nombreuses guitares, hein). .
Nous avons hâte de partir, d'autant plus que nous avons vécu une année assez dense. Nous avons besoin de se retrouver tous les 4, de s'en prendre plein les yeux et de vivre des trucs vraiment chouette.

On a vécu un clash pré-mariage il y a 3 semaines, je ne sais pas si c'est lié à cet événement et si on est obligés de passer par là. Un truc qui fait, qu'on s'est rendu compte qu'on ne prenait plus vraiment le temps de communiquer (et de s'engueuler!) et que les rancœurs n'étaient pas assez dites entre nous. Un événement qui finalement nous a rapproché, qui a permis des ajustements et qui me donne encore plus envie de m'engager. Un truc qui me dit que ma fantaisie a besoin de sa rigidité même s'il faudra parfois s'ajuster.

En ce qui concerne les autres nouvelles : Les Plum's vont très bien, ils grandissent, gagnent en autonomie ce qui, avouons le, soulage beaucoup le quotidien !  Plume termine son CP,  Plumeau sa première année de maternelle, ils sont restés réservés, mais réussissent parfois à être surprenants en sociabilité.
 Je me suis éclatée au travail cette année, avec une équipe parfaite, une dream team qui se bat pour ne pas être séparés. J'ai repris à temps plein il y a un an, j'ai eu moins de temps libre mais plus d'occasions de m'investir et le sentiment d'avoir fait du bon boulot tous ensemble. Et puis, je suis en vacances demain soir, yeah !

J'ai rencontré des filles exceptionnelles : Ce sont les mamans de l'école (comme dans le sketch de Foresti !). Là, aussi on tient une dream team unique ! 
Il y a Bridget notre Londonienne dont je vous ai déjà parlé : Cette fille est d'une générosité rare, elle était notre chef de meute, toujours prête à organiser des nuits de discussions entre filles et écouter nos malheurs à n'importe quel instant. Elle repart dans 2 semaines et va laisser un putain de vide ici.

Il y a Duracell, qui tient ce surnom de blog grâce à sa capacité à se coucher systématiquement la dernière alors qu'elle prévoit toujours de ne pas être tard (et moi, comme je vais au bout de mon engagement amical, je repars toujours au petit matin avec elle).  Elle boit 3 verres pendant qu'on en boit un seul, elle a une descente de Sioux et un humour à la perfection. Elle a toujours 3000 projets en cours, c'est comme ça qu'elle est arrivée de Paris jusqu'à notre campagne, sans transitions. 

Il y a Autentika, cette nana est tellement authentique... Elle ne triche jamais, elle te dit exactement ce qu'elle pense au moment où elle le pense. Elle a un humour perçant et un goût prononcé pour la fête, elle a la bonne réplique au bon moment. 

Pour nous accompagner dans nos soirées et nos cafés du matin, il y a une petite bande (coucou V, T, M-No, les copines du théâtre...). Des personnes parfaites pour égayer notre petit quotidien.
Ces personnes là, il nous les faut pour célébrer notre mariage à notre retour, ce sont vraiment des valeurs sûres!

Les choses changeront peut-être doucement (bordel, Bri, restes ici) et en repensant à cette année, je penserai avec beaucoup de nostalgie à nos "mum's night in", nos cafés du matin au bar, au marché ou ailleurs, nos projets communs, notre soutien mutuel, nos heures de discussions chez Bri, les réunions sex toys, les repas galettes-saucisses, et notre putain d'harmonie ensemble !

Il y a eu une année chargée au théâtre, on a bien bossé pour une nouvelle pièce que nous adorons (une pièce contemporaine qui dénonce les dangers de l'extrême droite). On y a passé du temps, des bons moments, on a apprécié cette super ambiance de troupe où je me suis éclatée.

Bref, cette année j'ai vécu des moments forts avec des personnes géniales, j'ai eu l'impression d'être le maillon de plusieurs chaines et ça m'a fait beaucoup de bien. Les belles personnes compensent largement les gens moisis que la vie impose parfois !

Je ne promets pas de venir plus souvent par ici, car le temps me manque. Et puis, je n'ai plus le même besoin de venir écrire chaque jour comme au début. Ce blog a été très longtemps un moyen d'exorciser l'énorme responsabilité qu'est la maternité, ce costume qui me paraissait un peu trop grand à une époque. J'y ai confié des ressentis très intimes, j'ai aussi beaucoup ri ici et fait de belles rencontres. Mais je veux pouvoir écrire sans pression de régularité, il y aura peut-être 3 billets dans la même semaine, puis plus rien pendant 2 mois. Je ne vais pas aller à la perfection, je suis la personne la plus imparfaite au monde.

 Tout ce que je sais, c'est que ça m'a fait du bien de venir vous raconter tout ça ici.

Merci, si vous venez toujours me lire malgré mes absences.

Merci les cop's, grâce à qui j'ai pu être vraiment moi, bien plus souvent qu'avant, cette année.

Merci à ma soeur pour la soirée de samedi, ça m'a fait tellement de bien.


Et je voulais vous partager un superbe article de Marjoliemaman, il s'appelle le Bonheur des autres et qui est très parlant. Je me suis demandée comment je me sentais moi par rapport au bonheur des autres. Je m'aperçois que je me réjouis très souvent des bonnes nouvelles chez les autres, je suis assez heureuse pour ne pas envier leur bonheur. En revanche, en vieillissant, je supporte de moins en moins qu'on vienne m'emmerder dans mon bonheur.

Soyez heureux, vivez vos vies, pas celles que les autres veulent pour vous. Réalisez vos rêves. Contemplez les réussites des autres, nourrissez vous de cela. Réjouissez vous pour eux, les envier ne vous mènera pas plus vite à votre propre bonheur. 

Et surtout, fuyez les cons !




vendredi 15 avril 2016

Elle est où la mer?








Visez cette trogne !
C'est celle de Plumeau dans sa chouette tenue "Elle est où la mer?". 
Ok, le chapeau est une fantaisie ajoutée par le modèle...

Plus sérieusement, "Elle est où la mer?" est une ligne de vêtements, fabriqués et vendus en Bretagne ainsi que sur leur boutique en ligne.



On y trouve des vêtements de qualité à prix modiques sur un style marin sans entrer dans la caricature.

Le choix a été difficile pour moi entre la collection enfants et adultes. 
J'ai opté pour ce chouette gilet marin tout doux à l'intérieur et ce bermuda noir, pour un look qui se veut soft (sauf lorsqu'il est adopté par plumeau !)
Le bermuda est ajustable à la ceinture, ce qui est indispensable pour mes 2 modèles poids plume.



L'expédition est rapide, la qualité est vraiment sûre, allez-y les yeux fermés, c'est 100 % breizh !

lundi 22 février 2016

Lettre à mes enfants, à lire quand vous serez adultes.

Vous savez, il y a des promesses que je me fais souvent vous concernant. en ce moment, j'y pense plus que d'habitude.

Des comportements que je voudrais éviter d'avoir quand vous serez adultes, des choses que je vois de près ou de loin et que je ne veux pas reproduire.

Et je me suis dit que le meilleur moyen de tenir ces promesses est de vous les confesser ici. Afin que vous puissiez me mettre face à mes erreurs plus tard. Quand vous retrouverez cela dans votre boite à souvenirs ou dans les méandres du web.

Je suis très imparfaite et pourtant j'ai l'impression de faire de mon mieux pour vous deux. J'apprends à être meilleure, à accepter mes faiblesses, les vôtres. J'accepte les moments plus difficiles et je fais des choses qui sont contraignantes dans le but de vous construire un peu plus. 
Je prend des décisions pour vous, j'influe dans votre manière de vivre ou de vous comporter. J'essaie de profiter d'un maximum de bons moments avec vous, je ne veux avoir aucun regret. Je veux aussi avoir une vie d'adulte à part entière, m'ouvrir aux autres, avoir des passions, un travail, tout cela pour pouvoir exister en dehors de mon rôle de mère. 
Pour pouvoir vous laisser plus sereinement vivre votre vie d'adulte plus tard. 

Pour que vous ne ressentiez pas de "dette" envers moi. Pour que vous puissiez faire des choix pour vous, sans vous demander ce que moi je souhaite pour mes enfants.
Je sais que quoiqu'il se passe dans nos vies respectives, je vous aimerais sans aucune conditions et qu'il y aura toujours ce fil invisible de la maternité entre moi et vous. 
Je ne sais pas ce qu'il adviendra de mes habitudes, de mon couple, de mes amitiés dans les prochaines années. Personne ne peux avoir de certitudes concernant cela. Peut-être que j'aurai changé de vie, de travail, de relations. Je sais juste que là où je serai je vous aimerais encore.
Je souhaite être tolérante avec vos choix de vie, de couple. Etre fière quelques soient le chemin que vous aurez pris.
Je ne veux absolument pas intervenir dans vos manières d'agir. Vous ferez avec ce qu'on aura induit dans votre éducation, avec vos expériences de vie d'adultes. Avec votre personnalité, vos envies.

Vous pourrez avoir des conjoints pour lesquels je ne ressens pas de complicité, je m'efforcerais de faire au mieux  pour éviter d'avoir de l'animosité envers eux.  Vos aurez toujours de bonnes raisons de partager un morceau de vie avec eux. Je n'alimenterais pas les éventuelles tensions qu'il y aura entre vous. Je m'efforcerais de m'intéresser à ce qu'ils sont et ils n'auront pas besoin de jouer un rôle devant moi. Ni de faire semblant de s'intéresser à mes nouveaux rideaux ou aux ragots du coin. J'espère avoir des choses plus intéressantes à échanger avec eux.

Vous ferez bien ce que vous voulez avec l'éducation de vos enfants. Vous pourrez biberonner, allaiter, pratiquer le maternage proximal ou non, pratiquer la punition ou pas. Si un jour vous m'entendez vous dire : "Han! il est encore au sein, à mon époque, l'allaitement c'était toutes les 3 heures, pas à la demande hein!", vous pouvez me mettre un fight. Si je vous m'entendez dire "Arrêtes de le couver" en parlant de votre bébé de quelques mois, vous pouvez me balancer cet article à la tronche et me répugner.
De même, je ne les comparerais pas aux autres, ni en bien ni en mal, ils seront eux.
Vous ferez ce qui vous correspond et ce qui correspond à vos enfants. Je n'aurai pas de conseils à vous donner, vous serez les mieux placés pour savoir que j'ai fait des erreurs. Je suis mère et je n'ai pas de certitudes en ce qui concerne l'éducation, je tâtonne, je cherche, je m'adapte. Je fais ce qui correspond le mieux à votre personnalité, notre famille et votre avenir. Je n'aurai pas de certitudes sur la façon d'élever vos enfants.  De même que je pratique un métier dans le domaine de l'éducation et que je n'arrive pas à avoir de certitudes. Juste des valeurs et le plaisir d'essayer de bien faire.

Vous pourrez habiter dans une ferme, un manoir, une yourte, un tipi, je n'aurai pas un avis tranché à vous donner là-dessus. Vous pourrez manger bio ou junk food, je n'aurai pas à intervenir dessus. Vous vivrez à 5000 kilomètres d'ici ou dans le village voisin, ce sera votre choix. Vous ne devrez pas porter nos désirs, nos choix, nos failles ni ceux des générations précédentes.

Je souhaite simplement que vous soyez ouverts et tolérants avec les autres, que vous n'ayez pas d'idées préconçues, que vous trouviez de la richesse dans la différence des autres. J'espère très fort que vous ne ferez pas partie des bas du bonnet, ceux qui n'aiment pas la différence, les racistes, les xénophobes, les homophobes. Ceux qui disent "je ne suis pas raciste, je n'aime pas les arabes, c'est tout", ou encore "bah c'est un black, il n'est pas très courageux". Parce que ceux là, s'ils sont intolérants avec le monde, ils le sont d'abord avec leurs proches. Et que je n'ai jamais réussi à savoir s'ils pouvaient être heureux dans leurs conneries ou non...
On pourra se fâcher, peut-être crier, ne pas réussir à se comprendre mais il y aura  toujours ces mêmes sentiments que je ressens pour vous. Vous ne serez pas obliger de vous efforcer d'être un autre pour que je vous aime. Parce qu'il n'y a rien de plus désagréable que cela.
Tout comme moi, je serai toujours un peu la même, avec mon désordre, mes rêves, mon goût prononcé pour l'apéro et pour les soirées filles, mes passions, mes kilos et mes doutes. Je n'aurai pas non plus besoin de jouer un rôle, je serai cette mère imparfaite qui l'assumera de mieux en mieux.

Si un jour je m'écarte de tout cela, vous pourrez me balancer ce que je viens d'écrire à la tronche. Parce qu'avec toute ma maladresse et toutes mes imperfections, s'il y'a bien une chose que j'ai envie de réussir, c'est le fait que vous ayez une vie d'adulte libre et sans complexes. Sans vouloir vous conformer à ce que j'aurais éventuellement souhaité pour vous.  
Que vous soyez libres de me contredire, de ne pas être d'accord et de me le faire savoir.





vendredi 29 janvier 2016

Ce soir c'est Mum's night in les meufs !

Ouais ouais, mum's night in, un concept qui se développe fortement dans un territoire d'à peu près 5 kilomètres carrés autour de chez moi. 

Mais la mum's night in, pour les non initiés, bah c'est quoi?



Ecoute, il y a quelques mois, j'ai eu un coup de foudre amical à la sortie de l'école (oui, j'ai un peu 13 ans) (et dire que quand j'étais enceinte de Plume je me disais que je ne saurai jamais trop quoi raconter aux autres mères devant la porte de la maternelle).
Donc je te disais que j'ai rencontré celle qu'on appellera Bridget (c'est pour conserver ton anonymat, ne le prend pas mal ma Bri !), avec un verre à la main (mais pas vraiment devant l'école en fait) et que depuis on a du mal à se quitter (nous et nos verres).

Bridget, c'est une fille bien de chez nous, une meuf du village mais qui vit à Londres depuis 20 ans. Elle a décidé de se faire un choc culturel en rentrant habiter ici pendant 1 an pour que ses enfants apprennent le français (et surtout pour manger de la galette-saucisse au pied du camion plus souvent).

Bri, c'est la meuf qu'il nous fallait, je pense qu'elle fait le boulot du comité des fêtes, de l'amicale laïque, de l'asso de l'école, et le soutien aux bars du village à elle toute seule (seuls ceux qui sont de la campagne fortement ruralo-rurale comprendront). 

Bridget, elle a voulu exporter un concept qu'elle exploite avec ses copines londoniennes : La mum's night in.
Je vous explique, la base du projet d'import de Bri :
Un vendredi matin au bar du village (oui, je ne travaille pas le vendredi, et donc chaque vendredi matin on pose les enfants à l'école et on boit des cafés au bar du village, c'est notre dévouement à la vie de la commune et notre soutien aux petits commerçants) (en fait, non, c'est juste parce qu'on adore trainer au troquet en refaisant le monde).  
Donc, je reprend : Un vendredi matin au bar du village, Bri me dit : "Hey, j'ai envie d'organiser des soirées entre mamans funkys sans bonhommes et sans enfants, je fais ça à Londres avec mes cop's, ça s'appelle les "Mum's night in" (et c'est ma raison d'être, oui, ma raison d'être.)

Moi, de lui répondre : "Mais ouiii, c'est ça qu'il nous faut, c'est ce qui devrait être conseillé par l'OMS pour toutes les mothers".
Elle : "Oui, mais tu sais ici, les gens sont un peu conventionnels, ils vont penser que je veut toutes vous débaucher".
Moi : "Mais débauches nous, Bri." Enfin, non, en vrai je lui ai dit (de façon sobre) que ce que pensaient Tata Paulette, Jean-Pierre ou l'esthéticienne, ça m'en touche une sans déplacer l'autre.

Et c'est parti, voilà Bri qui lance le concept en expliquant vaguement : Il y aura des mamans dans la nuit (oui, tout le monde n'est pas bilingue, hein !), on commence à 21 heures quand les enfants sont couchés, on laisse les maris devant la TV. Et après le reste est libre, on peut évoquer la règle de : Ce qui se dit à la "mums night in" reste à la "mums night in". On peut dévoiler le slogan "Ici on parle de tout sauf de notre première sodomie" ou bien expliquer que c'est une soirée où on va en pyjama pour regarder Dirty dancing en buvant du jus de fruits et en mangeant des muffins.

La Mums night in, c'est officiellement 1 fois par mois (pendant notre période d'ovulation), sauf que parfois il y a des rechutes, des soirées qui y ressemblent mais qui ne le sont pas.
C'est ainsi que quand j'ai dit lundi à Père Formant que vendredi soir, nous étions de Mums Night in, il m'a répondu : "Ah bon, mais ce n'était pas le week-end dernier et celui d'avant aussi?"; je lui ai répondu : "Ah, non le week-end dernier c'était un dérivé de mum's night in, là c'est une vraie".
Il a donc déclaré : "Ah bon, parce qu'il y a des versions originales et des remixées".

Voilà, il a tout compris. 

Le principe d'une "mum's night in" est également d'affirmer le matin même que, je cite : "Ce soir, chuis pas tard, je ne bois pas, chuis trop crevée". Et de se dire à 4 heures du mat : "Merde, il est déjà c't'heure là, bon, aller, un verre, une clope et j'y vais, hein" (et partir 2 heures 30 plus tard, évidemment)". 

La "mums night in", c'est bon, mangez en, ça va être prochainement indemnisé par la Sécu.

A ce sujet, à la mum's night in, Bri, annonce des thèmes de bouffe un peu classe (enfin quand c'est prononcé à l'anglaise, c'est toujours plus classe). Par exemple, ce soir c'est "Cheese and crackers", elle a les crackers, on a acheté le cheese ce matin. On sait déjà, qu'on va avoir une haleine de bouquetin grâce au combo "pinard-clopes-cheese". 

Pourvu qu'on ait pas la gueule de bois demain et on aura remporté la partie.

Oui, parce dire aux maris qu'on a vomi parce qu'on a trop bu de jus de fruits devant "Dirty Dancing", ça ne passe pas toujours bien. Moi par exemple, dimanche matin, j'ai dit à père formant que j'avais la gueule de bois parce que j'ai bu "Un seul mousseux, mais tu sais le mousseux, ça me rend toujours malade". Il a fait semblant de me croire. 
D'ailleurs, cette semaine, on m'a au moins dit 5 fois : "tu as de la chance qu'il ne dise trop rien, père formant..."). Non, parce que bon, je travaille tous les soirs de la semaine, j'ai plusieurs activités et 1000 vies, alors s'il doit me supporter quand je cuve, je comprend que ce soit un peu "dur" pour lui, hein !

 Spéciale casse-dédi à ma Bridget, et à d'autres personnages dont je devrais parler beaucoup plus souvent ici :
MNo, notre doyenne, la personne capable de déclarer sérieusement à une serveuse à la crêperie : "Non, merci je ne prendrai pas de café, ça ne va pas me faire de bien". Et puis 30 secondes plus tard : "Bon, bah, je vais prendre un Irish Coffe". Merci, ça m'a fait la soirée!
A Fanny avec qui à un concert on est capable de déclarer à 20 heures quand on est sobres : "C'est dommage que les musiciens ne soient pas beaux, parce que bon, la guitare c'est quand même un bon attrape gonzesses". Et de changer d'avis au fur et à mesure de notre taux d'alcoolémie, jusqu'à déclarer à la fin : 
-"Hey, regardes, finalement, celui de gauche avec les cheveux grisonnants, il est pas mal, hein, il a du charme, non?"
-"Ouais, carrément, c'est important, le charme, on en parle pas assez, je crois".
-"Et le chauve qui chante, tu trouves pas qu'il a les yeux qui sentent la bagatelle?"
-"Ah ouais, tu trouves aussi?, c'est vrai qu'il a un truc hein...."
-"Et le chevelu, c'est un peu Ben Harper en blanc"
-"Mais oui, c'est complètement ça".

(Une pensée à S. et I. témoins de nos sublissimes dialogues).

Vous avez compris, nous ne sommes pas guéries (et j'espère que la guérison n'est pas trop proche).

Quand à notre British Bri, elle nous fera l'affront de repartir l'été prochain, bordel, ce qu'on va chialer... J'ai dit ce midi à une autre maman de l'école : "Elle va me manquer, j'irai seule au bar le vendredi matin et la serveuse me consolera".
Elle m'a répondu : "Oui, c'est vrai elle va manquer, par contre c'est peut-être ton mari qui va être content!".


Plumeau, lui approuve à fond : Ce matin, sa maitresse était absente, il est venu avec nous pour notre before (oui, le café de 8h30 du mat' au bar du coin), il a trop kiffé et puis, il est amoureux de Bri, qui pourrait résister à Bri?



Bon, hein, je ne fais pas de relecture, j'ai une préparation intensive à faire, désolée pour ce flot d'écriture sans queue ni tête, sans braguette.

 

samedi 9 janvier 2016

4 ans plus tard.... Photo souvenir #4

Ce soir en prenant une photo de Plume et du chat dans le canapé, je me suis souvenue que j'avais fait une même photo au même endroit 4 ans plus tôt.

J'ai eu envie de retrouver cette ancienne photo pour revoir sa bouille de l'époque. 

4 ans finalement ce n'est rien, mais c'est beaucoup pour voir les changements sur un visage d'enfant.


Elle avait 2 ans et heureusement que les clichés sont là pour retrouver ses traits exacts... A l'époque son frère n'était pas encore là, j'étais enceinte de quelques semaines.







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